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Rendement locatif : comment calculer si votre appartement est vraiment rentable

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Assetli
Assetli Team
17 min de lecture

Le loyer arrive sur le compte, la mensualité de prêt s’en va, le fonds de travaux prélève sa part – et vous ne savez toujours pas si vous gagnez de l’argent avec cet appartement ou si vous financez simplement un passe-temps. Ce guide vous donne des formules concrètes, des exemples chiffrés et le contexte fiscal pour l’année 2026, afin que vous puissiez calculer le rendement locatif une fois pour toutes avec précision. Et nous vous montrons aussi comment le suivre sur le long terme pour qu’il ne vous échappe pas.

15 000
Plafond du régime micro-foncier (revenu brut annuel)
3,27 %
Taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat (juin 2026)
17,2 %
Prélèvements sociaux sur les revenus fonciers
15–25 ans
Durée de retour sur investissement typique d'un appartement locatif

Pourquoi le rendement brut ne suffit pas à lui seul

La plupart des annonces et des « conseils d’investissement » se basent sur le rendement brut. C’est un chiffre rapide à griffonner sur un coin de table, mais on prend de mauvaises décisions en s’y fiant. Le rendement brut ignore l’impôt, le fonds de travaux, l’assurance, les réparations, la vacance locative et le crédit immobilier – c’est-à-dire précisément les postes qui déterminent s’il vous reste quelque chose en fin d’année.

C’est pourquoi nous allons passer en revue quatre niveaux de calcul, du plus grossier au plus précis :

01

Rendement brut

Comparaison rapide des offres. Uniquement le loyer et le prix, rien de plus.

02

Rendement net

Combien vous gagnez réellement après charges et impôt.

03

Cashflow

Combien il vous reste chaque mois (ou combien il vous manque) après la mensualité du crédit.

04

Rendement cash-on-cash et ROI

Combien rapporte votre propre capital investi.

Rendement locatif : calcul du rendement brut

La métrique la plus simple. Elle sert à comparer rapidement plusieurs appartements.

Formule — rendement brut
Rendement brut (%) = (loyer mensuel × 12) ÷ prix d'achat × 100

Exemple : un appartement 2 pièces à 250 000 €, loyer de 850 €/mois hors charges. Loyer annuel = 10 200 €. Rendement brut = 10 200 ÷ 250 000 × 100 = 4,08 %.

Pour situer votre chiffre, il n’existe pas de moyenne nationale utile : l’écart entre Paris et une ville moyenne est trop grand. Le repère fiable est local — prenez les prix réellement enregistrés dans la base DVF pour des biens comparables et le loyer de marché constaté dans votre commune, puis appliquez la même formule à trois ou quatre annonces. La règle vaut partout : l’adresse la plus chère rapporte généralement le moins — vous y payez la sécurité et la plus-value, tandis que la périphérie offre du rendement au prix d’un risque d’impayés et de vacance plus élevé.

Rendement net de la location : c’est là que tout se joue

C’est ici que la réalité commence. Du loyer annuel, vous déduisez toutes les charges d’exploitation – le fonds de travaux et les charges de copropriété, l’assurance, la taxe foncière, la provision pour réparations, la provision pour vacance locative et l’impôt sur le revenu.

Formule — rendement net
Rendement net (%) = (loyer annuel − charges annuelles − impôt sur le revenu) ÷ prix d'achat × 100

Continuons avec un appartement à 250 000 € et un loyer de 850 € hors charges :

Poste Montant annuel
Loyer hors charges (12 × 850) 10 200 €
− Charges de copropriété non récupérables −1 200 €
− Taxe foncière −800 €
− Assurance PNO −100 €
− Provision pour réparations (1/12 du loyer) −850 €
− Provision pour vacance locative (1/12 du loyer) −850 €
Résultat avant impôt 6 400 €

Pour les deux provisions clés, des règles simples valent aussi en France. Pour la vacance locative, on compte couramment un mois de loyer par an (environ 8 %) ; la fourchette réaliste est de 5–10 % du loyer annuel. Une astuce pratique consiste à diviser le loyer annuel par onze seulement au lieu de douze. Pour la provision pour réparations (une sorte de fonds d’amortissement), il est recommandé de mettre de côté de l’ordre de 10–15 % du loyer pour les grosses rénovations, ou environ 1,5 % de la valeur du bien par an pour l’entretien global.

Passons maintenant à l’impôt. Le loyer annuel de 10 200 € reste sous le plafond de 15 000 €, donc le micro-foncier s’applique : la base imposable est de 10 200 − 30 % = 7 140 €. Avec une tranche marginale à 30 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 47,2 % au total, l’impôt atteint 3 370 €. (Attention : les provisions pour réparations et vacance locative ne sont pas des charges déductibles — ce sont vos « enveloppes », pas une charge reconnue par l’administration fiscale.)

Résultat net après impôt = 10 200 − 2 150 − 850 − 3 370 = 3 830 €. Rendement net = 3 830 ÷ 250 000 × 100 = 1,53 %.

💡

Vous voyez la chute ? De 4,08 % brut à 1,53 % net. Le rendement net est généralement inférieur de 0,5 à 0,6 point de pourcentage au rendement brut, mais dès que vous ajoutez l'impôt et des provisions honnêtes, l'écart est nettement plus important.

La fiscalité de la location en 2026 : ce que vous devez savoir

L’impôt traverse tout le calcul, alors clarifions-le.

Comment sont imposés les loyers. La location nue (non meublée) génère des revenus fonciers. Ils s’ajoutent à vos autres revenus et sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, plus 17,2 % de prélèvements sociaux — c’est cette seconde couche que beaucoup de calculs oublient. La location meublée relève d’un tout autre régime (BIC, statut LMNP), avec ses propres règles d’amortissement : ne mélangez jamais les deux.

Deux régimes, un seuil à 15 000 €. Le choix ne se fait pas au hasard :

🧾
Micro-foncier — abattement de 30 %

Ouvert si votre revenu brut foncier annuel n'excède pas 15 000 €. L'abattement de 30 % est réputé couvrir toutes vos charges : aucune autre déduction n'est possible, mais la déclaration tient en une ligne (case 4BE).

📂
Régime réel — charges déduites

Automatique au-delà de 15 000 €, sur option en dessous (engagement de trois ans). Vous déduisez les charges réelles : intérêts d'emprunt (pas le capital remboursé), travaux d'entretien et de réparation, taxe foncière, assurance, frais de gestion, charges de copropriété non récupérables. Déclaration n° 2044.

Le point que les comparatifs ratent : en location nue, on n’amortit pas. Contrairement au meublé, le régime réel foncier ne permet aucun amortissement du bien — votre levier fiscal, ce sont les intérêts et les travaux. En revanche, si vos charges dépassent vos loyers, le déficit foncier s’impute sur votre revenu global dans la limite annuelle prévue par la loi, le surplus restant reportable sur les revenus fonciers des années suivantes.

Synthèse fiscale

En dessous de 15 000 € de loyers et avec peu de charges, le micro-foncier est plus simple et souvent plus avantageux. Dès que vous remboursez un crédit ou engagez des travaux, le réel reprend l'avantage. Et n'oubliez jamais les 17,2 % de prélèvements sociaux qui s'ajoutent à votre taux d'imposition : c'est ce qui fait la différence entre un rendement net calculé sur le papier et celui qui arrive vraiment sur votre compte.

Cashflow de la location : le crédit change tout

Le rendement net se calcule comme si vous aviez acheté l’appartement comptant. Mais la plupart des bailleurs ont un crédit immobilier – et celui-ci renverse complètement le calcul. Le cashflow est le flux de trésorerie réel : ce qui entre et sort réellement de votre compte.

Formule — cashflow annuel
Cashflow annuel = loyer annuel − charges d'exploitation − mensualités annuelles du crédit − impôt sur le revenu

Chiffres actuels : selon la Banque de France, le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat aux particuliers (hors renégociations) s’établissait à 3,27 % en juin 2026, après 3,21 % en mai — en hausse d’une quinzaine de points de base depuis le début de l’année. Comptez un peu plus pour un investissement locatif que pour une résidence principale, et rappelez-vous que le taux d’usure encadre le TAEG maximal que la banque peut vous proposer.

Exemple avec crédit : le même appartement à 250 000 €. Apport de 20 % (50 000 €), crédit de 200 000 €, taux de 3,3 %, durée de 25 ans. La mensualité ≈ 980 €, soit environ 11 760 € par an.

Poste Montant annuel
Loyer 10 200 €
− Charges d'exploitation (copropriété, assurance, taxe foncière) −2 150 €
− Provisions (réparations + vacance locative) −850 €
− Mensualité du crédit −11 760 €
− Impôt (régime réel : intérêts déduits) 0 €
Cashflow annuel −4 560 €

Ce tableau suppose le régime réel : les intérêts d’emprunt déduits absorbent le revenu foncier, l’impôt tombe donc à zéro. Au micro-foncier, l’abattement de 30 % ne compense pas les intérêts et l’impôt resterait autour de 3 370 € par an — soit près de 280 € de plus par mois à sortir. C’est là que le choix du régime se voit vraiment.

À ces taux et à ce prix, vous payez donc de votre poche environ 380 € par mois. Ce n’est pas automatiquement une mauvaise nouvelle : une partie de la mensualité rembourse le capital (amortissement), vous accumulez donc du patrimoine, et l’appartement se valorise (historiquement). Mais il faut en avoir les moyens et l’anticiper. Un cashflow négatif n’est soutenable que si vous pouvez le financer avec d’autres revenus.

La comparaison décisive est celle du rendement brut avec le taux du crédit. En dessous, l’effet de levier joue contre vous et le cashflow reste négatif tant que vous remboursez du capital ; au-dessus, le bien s’autofinance. Avec un taux moyen de 3,27 % en juin 2026, un rendement brut de 4 % laisse une marge — que les prélèvements sociaux de 17,2 % rognent aussitôt, d’où l’importance de calculer en net.

⚠️

Attention à la fin de la période de taux fixe. Le cashflow calculé n'est valable que jusqu'à la prochaine refixation du taux. Si le taux bondit de 2 points de pourcentage après la refixation, la mensualité augmente de plusieurs milliers de couronnes par mois et un cashflow positif bascule facilement dans le rouge. Calculez d'emblée avec un taux « de stress ».

Rendement cash-on-cash et retour sur investissement immobilier

Le cashflow est exprimé en couronnes. Pour savoir avec quelle intensité travaille votre capital investi, vous avez besoin de pourcentages.

Formule — rendement cash-on-cash
Rendement cash-on-cash (%) = cashflow annuel ÷ capital propre investi × 100

Le capital investi n’est pas seulement l’apport – ajoutez-y la réserve, la rénovation et les frais. Disons un capital propre de 48 000 € (apport de 1 million + 200 000 d’équipement et de frais).

Avec un cashflow positif, cette métrique se révèle dans toute sa force grâce à l’effet de levier. Si l’appartement à 250 000 € se valorise de 2 % par an (5 000 €) et que vous avez investi 65 000 €, cela représente une valorisation de 7,7 % de votre capital – plus le remboursement du capital. C’est la puissance de l’effet de levier financier : le rendement de tout le bien se calcule sur votre apport fractionnaire.

Deux autres métriques, sans influence du financement, sont par ailleurs utiles, idéales pour comparer des appartements entre eux :

Cap rate (taux de capitalisation)
= NOI ÷ prix du bien × 100

Le NOI (résultat net d'exploitation) = loyer − charges d'exploitation, sans la mensualité du crédit, les amortissements ni l'impôt sur le revenu. Le cap rate se compare entre biens : c'est le rendement du bien lui-même, indépendamment de son financement.

= (cashflow + capital remboursé + valorisation) ÷ capital investi × 100

En dessous de 5 %, c'est moins intéressant qu'un ETF ou des obligations ; une valeur de 8 % ou plus est bonne. La durée de retour se calcule comme prix d'achat ÷ loyer net annuel — avec les rendements de cet exemple, cela dépasse deux décennies.

Calculez le rendement de votre appartement

Entrez les paramètres de votre appartement et la calculatrice vous montrera les quatre niveaux d’un coup – du rendement brut au cash-on-cash. L’impôt est calculé de façon simplifiée selon le micro-foncier : abattement de 30 % sur le loyer, puis votre taux global (tranche marginale + 17,2 % de prélèvements sociaux). Au régime réel avec un crédit, l’impôt réel est souvent plus faible.

🏠
Calculatrice de rendement locatif
Toutes les valeurs sont indicatives. Il ne s'agit ni d'un conseil en investissement ni d'un conseil fiscal.
Rendement brut
Rendement net
Cashflow mensuel
Cash-on-cash
Entrez les valeurs ci-dessus pour voir le verdict.

* L'impôt est calculé de façon simplifiée comme (loyer − 30 % d'abattement) × votre taux global, prélèvements sociaux compris ; le micro-foncier suppose un revenu brut foncier sous 15 000 €. L'exemple chiffré du texte est calculé sans crédit, d'où un impôt plus élevé. Le cap rate annuel et le ROI dépassent le cadre de cette calculatrice – pour un calcul complet du ROI, ajoutez le capital remboursé et la valorisation du bien.

🧮

Astuce : Calculez la mensualité exacte dans la calculatrice de crédit immobilier et l'impact d'un investissement régulier dans une alternative dans la calculatrice des intérêts composés.

Est-ce vraiment rentable ? Immobilier vs. ETF

Soyons honnêtes ici – un propriétaire d’appartement veut entendre la vérité, pas du marketing. Au cours de la dernière décennie, l’indice boursier mondial MSCI World a rapporté en moyenne environ 13,65 % par an (gross returns sur 10 ans au 29/05/2026 selon la factsheet MSCI ; rendement net en EUR d’environ 11,3 % p.a.) – et il s’agissait d’une période exceptionnellement forte. Sur le long terme, le S&P 500 américain affiche, selon le jeu de données NYU Stern (Damodaran), un rendement annuel composé d’environ 10,2 % sur la période 1928–2024, soit environ 10,4 % sur les cent dernières années, ce qui, après déduction de l’inflation, correspond à un rendement réel d’environ 7,3 % par an.

Pendant ce temps, l’immobilier français a, selon l’indice des prix des logements anciens de l’Insee, augmenté de 140 % au cours de la dernière décennie (et de 148 % sur les 15 dernières années). Si l’on ajoute un rendement locatif brut de 4–5 % par an, la valorisation totale s’est rapprochée de celle des actions mondiales. La différence réside dans la nature :

Critère Appartement locatif ETF actions
Rendement historique (décennie) HPI +140 % + loyer 4–5 % p.a. MSCI World ≈ 13,65 % p.a.
Effet de levier financier ✅ oui (multiplie le gain comme la perte) ⚠️ pratiquement non
Liquidité ❌ faible (semaines à mois) ✅ élevée (secondes)
Charge de gestion ❌ gestion, locataires, réparations ✅ minimale
Capital de départ ⚠️ centaines de milliers à millions ✅ à partir de quelques centaines de couronnes
Protection contre l'inflation ✅ le loyer augmente avec l'inflation ⚠️ partielle

← Faites défiler horizontalement pour afficher tout le tableau

La conclusion n’est pas « l’appartement ou l’ETF », mais « l’appartement et l’ETF ». L’immobilier offre un revenu tangible, résistant à l’inflation et doté d’un effet de levier ; les actions offrent la liquidité, la diversification et de faibles coûts. Dans un portefeuille bien construit, les deux ont leur place – pour en savoir plus, lisez l’article Qu’est-ce qu’un ETF et comment ça fonctionne.

Comment suivre le rendement locatif sur le long terme

Le calcul au moment de l’achat n’est qu’un point de départ. Le rendement change chaque année – le loyer augmente, le taux change lors de la refixation, des réparations arrivent, la valeur de l’appartement fluctue. Celui qui ne le suit pas peut très bien subventionner un appartement déficitaire pendant un an ou deux sans s’en rendre compte.

Ce qu’il faut suivre en continu :

📊
Loyer réel vs. loyer de marché

Le marché a-t-il bougé ? L'Insee publie l'indice des prix des logements anciens et la base DVF donne les prix réellement signés.

🧾
Charges réelles

Fonds de travaux, assurance, réparations, vacances locatives. Sans suivi, vous les sous-estimez toujours dans votre mémoire.

🏷️
Valeur actuelle de l'appartement

Elle modifie le cash-on-cash et le ROI global. Une estimation immobilière peut vous aider.

🔁
Cashflow après refixation

La fin de la période de taux fixe peut faire basculer un cashflow positif dans le rouge.

Checklist avant l’achat et lors de la réévaluation annuelle

C’est exactement ce qu’Assetli rend simple : à un seul endroit, vous voyez la valeur de vos biens immobiliers, les revenus locatifs, les charges et le cashflow – ainsi que les actions et ETF, les cryptos, les comptes bancaires et un aperçu global de votre patrimoine. Au lieu de cinq tableaux et d’estimations à la louche, vous obtenez une image réelle et actuelle de la rentabilité effective de votre appartement. Vous assemblez en outre les données opérationnelles de la location lorsque vous tenez aussi un relevé des consommations d’énergie.

Questions fréquentes

Quel rendement locatif est bon ?+

Il n'y a pas de moyenne nationale utile : comparez localement, avec la base DVF pour les prix et les loyers constatés dans votre commune. Plus important que le chiffre brut, ce sont le rendement net — prélèvements sociaux de 17,2 % compris — et le cashflow avec votre crédit concret.

La hausse de la valeur de l'appartement compte-t-elle dans le rendement ?+

Pas dans le rendement locatif, mais oui dans le ROI global. La valorisation en capital (historiquement 5–7 % par an) constitue souvent, pour les appartements pragois, une part plus importante du gain que le loyer lui-même.

Vaut-il mieux acheter comptant ou avec un crédit ?+

Comptant, vous avez un rendement net plus élevé et un cashflow tranquille. Avec un crédit, le cashflow est plus faible (souvent négatif), mais l'effet de levier multiplie le rendement du capital investi — et au régime réel, les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers. L'effet de levier devient risqué dès que le rendement brut passe sous le taux du crédit.

Puis-je déduire de l'impôt la mensualité du crédit ?+

Pas en totalité. Seul l'intérêt du crédit (pour la durée de la location) est déductible fiscalement, et non le remboursement du capital. C'est une erreur fréquente et coûteuse.

L'abattement forfaitaire ou les frais réels sont-ils plus avantageux ?+

En location nue, il n'y a pas d'amortissement : l'arbitrage se joue entre l'abattement de 30 % du micro-foncier (sous 15 000 € de loyers, peu de charges) et le régime réel, qui gagne dès que vous déduisez des intérêts d'emprunt ou des travaux. Le réel engage pour trois ans.

Conclusion

Vous ne saurez pas si votre appartement est rentable à partir du loyer affiché dans l’annonce. Vous le saurez à partir de quatre chiffres : le rendement brut (comparaison rapide), le rendement net (la réalité après charges et impôt), le cashflow (ce qu’il vous reste chaque mois) et le rendement cash-on-cash (la façon dont travaille votre capital). Tant que le rendement brut reste proche du taux du crédit, un calcul honnête est plus important que jamais – il décide si vous construisez un patrimoine ou si vous subventionnez une perte.

Calculez-le sérieusement une bonne fois, puis suivez-le. Assetli vous aide en gardant la valeur de vos biens immobiliers et le cashflow de la location au même endroit – à côté du reste de votre patrimoine.

🏠

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Termes liés dans le glossaire

Sources et références

  1. Article 23 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989legifrance.gouv.fr – régularisation annuelle des charges, décompte par nature un mois avant, justificatifs à disposition six mois.
  2. Régime micro-foncier — BOFiPbofip.impots.gouv.fr – seuil de 15 000 € de revenu brut foncier et abattement forfaitaire de 30 % réputé couvrir toutes les charges.
  3. Location vide : déclarer les loyers perçusimpots.gouv.fr – régime réel au-delà de 15 000 €, déclaration n° 2044 et charges déductibles.
  4. Déficit fonciereconomie.gouv.fr – imputation du déficit sur le revenu global et report sur les revenus fonciers ultérieurs.
  5. Plus-values immobilièresimpots.gouv.fr – exonération après 22 ans de détention pour l’impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux (17,2 %).
  6. Banque de France — crédits aux particuliersbanque-france.fr – taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations : 3,27 % en juin 2026.
  7. Base DVF — demandes de valeurs foncièreseconomie.gouv.fr – prix de vente réellement enregistrés sur les cinq dernières années, mis à jour deux fois par an.
  8. Insee — indice des prix des logements anciensinsee.fr – évolution des prix pour la partie « plus-value » du calcul.
  9. MSCI. MSCI World Index Factsheetmsci.com – référence pour la comparaison « immobilier ou ETF ».

Avertissement : Cet article a une vocation purement éducative et ne constitue ni un conseil en investissement ni un conseil fiscal. Avant toute décision d’achat immobilier ou relative au mode d’imposition, consultez un professionnel agréé.

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Auteur de l'article
Assetli
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